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J'ai décidé d'ouvrir ce Blog afin d'échanger un peu d'informations avec toutes les personnes qui viennent de plus en plus nombreuses sur http://www.mjuniverse.com

Vous trouverez ici un peu de mes articles en cours, ainsi qu'un vide grenier de tout ce que je peux avoir sur Michael Jackson. C'est un peu les coulisses de MICHAEL JACKSON UNIVERSE :)

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MICHAEL JACKSON UNIVERSE - Le Blog

J'ai décidé d'ouvrir ce Blog afin d'échanger un peu d'informations avec toutes les personnes qui viennent de plus en plus nombreuses sur http://www.mjuniverse.com. Vous trouverez ici un peu de mes articles en cours, ainsi qu'un vide grenier de tout ce que je peux avoir sur Michael Jackson. C'est un peu les coulisses de MICHAEL JACKSON UNIVERSE :)

Pour ne pas se limiter uniquement au Roi de la Pop, je profite également de ce blog pour parler de tout ce que je ne peux pas mettre sur le site principal. Afin de faciliter la navigation, différentes rubriques sont disponibles dans le menu de gauche, n'hésitez pas à les utiliser.

Bonne visite à tous !

Dimanche 27 août 2006
THRILLER - Biographie


Michael Jackson et Quincy Jones entrent en studio au mois d'aout 1982 pour donner une suite à OFF THE WALL. Une chanson a déjà été enregistrée quelques mois auparavant avec Paul McCartney ; elle s'intitule " The girl is Mine ". Michael a écrit ce premier titre. Il en composera d'autres : Wanna Be Startin' Somethin', Beat it et Billie Jean. De son côté, Quincy Jones sélectionne trois chansons parmi les productions de Rod Temperton : Baby be mine, Thriller et Lady in my life. Il accepte également un superbe morceau intitulé Human Nature et composé par Steve Porcaro et John Bettis, membres du groupe Toto. Le sommaire de l'album est presque complet, reste à ajouter PYT (Pretty Young Thing), une chanson que Quincy Jones écrira avec le chanteur James Ingram.

Michael baptise tout d'abord son futur projet STARLIGHT, mais il abandonnera finalement ce titre, lui préférant celui d'une chanson emblématique qu'il enregistrera parmi les dernières : THRILLER.


Moins de deux mois après être entrés en studio, Michael Jackson et Quincy Jones ont quasiment terminé l'enregistrement de THRILLER. Il leur reste à mixer tout l'album et à remettre les bandes à la maison de disques. Mais alors qu'ils touchent au but, le temps manque. Relevant un défi impossible, Michael et Quincy, ont en effet accepté à la dernière minute de participer à la réalisation d'un projet que leur a soumis leur ami Steven Speilberg : produire un album pour enfants d'après le film ET…


Michael ayant adoré le film, succombe à la proposition, mais doit jongler alors entre les impératifs de THRILLER et ceux de ce nouveau disque. Pris dans cet engrenage, les journées défilent rapidement. Dans les studios de Los Angeles, on travaille du matin au soir. Une équipe de jour et une équipe de nuit se relaient sans relâche. Michael semble propulsé par une énergie intérieur qui le pousse à tout finir à temps. Finalement, le projet de Steven Spielberg voit le jour, mais en échange d'un retard conséquent sur le mixage de THRILLER. Michael et Quincy doivent se rendre à l'évidence : l'échéance de remise des bandes risque d'être dépassée. Une pression écrasante s'installe alors sur toute l'équipe. Michael Jackson en reparlera plusieurs années plus tard :

" Quand une maison de disques vous presse pour que vous finissiez un album, ils ne plaisantent pas, ils vous pressent réellement. Et, pour THRILLER, ils nous pressaient sec. Ils disaient que tout devait être prêt pour telle date, et il fallait le faire, quitte à y rester. Cette course contre la montre pour finir l'album fut terrible. On ne pouvait pas être trop exigeant pour le mixage de certaines chansons, le temps manquait. On en venait même à se demander si on allait garder telle ou telle chanson sur l'album. Nous avons arrondi tellement d'angles que nous avons presque perdu tout l'album. Le jour où nous avons finalement écouté les morceaux que nous allions remettre à la maison de disques, j'ai trouvé l'ensemble tellement médiocre que les larmes me sont montées aux yeux. Nous avions subi une telle pression lorsque nous tentions de finir THRILLER, tout en enregistrant ET THE STORYBOOK. Tous ces gens se bagarraient pour avoir la priorité sur leurs concurrents, et nous sommes arrivés à la triste conclusion que le mixage de THRILLER était raté. Nous étions assis dans le studio Westlake d'Hollywood, nous avons écouté tout l'album et je me suis senti terrassé. Toute la pression accumulée durant ces derniers mois a surgi d'un coup. J'étais vraiment en colère et j'ai quitté la pièce. J'ai dit à mes collaborateur : "J'ai pris ma décision, l'album ne sort pas. Appelez CBS et dites leur qu'ils n'auront pas l'album. Nous ne le sortons pas". J'ai dit cela parce que je savais que ca n'allait pas. Si nous n'avions pas interrompu le processus pour prendre du recul par rapport à ce que nous faisions, le disque aurait été atroce. Nous l'avons compris à nos dépends : on peut massacrer un album au mixage. Parfois, il faut savoir prendre le temps. One ne peut pas presser certaines choses. Les gens de la maison de disque ont un peu élevé la voix, il y a eu quelques cris, mais, finalement, ils ont fait preuve d'intelligence et e compréhension. Ils sentaient que ça n'allait pas, et il se trouve que c'est moi qui l'avais dit le premier. En conclusion, j'ai réalisé qu'il me fallait remixer l'album une nouvelle fois, du début à la fin. L'équipe a pris quelques jours de repos, nous avons soufflé un bon coup, pris le recul nécessaire. Ensuite, nous y sommes retournés, frais et dispos ; nous avons rincé nos oreilles, et nous avons commencé par mixer deux chansons par semaine. Une fois l'album terminé, boom ! Ca nous a gagné à la gorge ! CBS aussi pouvait entendre la différence. A présent, THRILLER était un projet en béton. "


Quelques semaines après la date prévue, les bandes magnétiques de THRILLER sont finalement remises à la maison de disque. La sortie de l'album aura lieu avec un léger retard, le 1er Décembre 1982. A ce moment là, personne encore ne sait quel phénomène il réservera à l'Histoire de la musique…

Le premier extrait de THRILLER est le duo que Michael chante avec Paul McCartney ; il sortit le 25 Octobre, en avant-garde de l'album. Bien que ce titre est probablement l'un des moins bon du disque, il a été choisi pour son côté melting-pot (mélange des musiques noires et blanches, des cultures américaines/européenne, des anciennes et nouvelles stars). En l'espace de quelques semaines, The Girl Is mine accède au Top 10 américain, et grimpe jusqu'à la seconde place. C'est ainsi que THRILLER ouvre le feu sur les charts américains. CBS records, la maison de disque de Michael, heureuse du résultat, se félicite et annonce la sortie imminente du plat de résistance.


Mais, à la surprise générale, ce n'est pas THRILLER qui sort chez les disquaires à la fin Novembre. A grand renfort publicitaire, MCA Records, une maison de disques rivale, sort ET THE STORY BOOK. L'album, produit par Steven Spielberg et Quincy Jones avec en vedette Michael Jackson provoque un tollé magistral chez CBS. MCA vient de violer le contrat qui l'autorisait à diffuser un disque de Michael Jackson, et qui stipulait que rien ne devait entrer en concurrence avec tout projet de CBS Records. THRILLER a été devancé par MCA, et il n'en faut pas plus pour qu'une plainte soit déposée à l'encontre de la maison de disques. Quelques jours suffiront à la court suprême de New-York pour prononcer un jugement radical : ET THE STORYBOOK doit être retiré de la vente. Tout le travail réalisé sur ce disque n'aura finalement servi à rien…


Passé cette mésaventure, THRILLER voit le jour et entre dans les charts américains le 25 Décembre 1982. Il se place directement en première position et ne quittera pas cette place pendant 19 semaines !

A présent, il est temps pour Michael Jackson de concrétiser tous les projets révolutionnaires qu'il avait prévu de longue date pour THRILLER. Il veut que ce soit l'album de tous les records, l'album qui fera à jamais parler de lui, et pour cela, moult concepts ont été élaborés dans son esprit. Son fer de lance sera le vidéo clip :

" Mon idée de départ pour THRILLER était de présenter la musique de la manière la plus visuelle possible. A l'époque, j'avais l'habitude de regarder les vidéos qui passaient à la télé, et je n'arrivais pas à comprendre comment elles pouvaient être si pauvres, si primitives. Je voyais les enfants regarder ces vidéos médiocres sans se poser de questions, parce qu'il n'y avait rien d'autre. J'ai pour objectif de faire mon maximum dans chaque domaine, par conséquent à quoi bon travailler dur sur un album pour produire ensuite une vidéo médiocre ? Pour ma part, je voulais créer quelque chose qui maintienne le spectateur collé à son poste de télévision, quelque chose que les gens voudraient voir et revoir. Dès le départ, je voulais offrir au public un produit de qualité. Je voulais devenir un pionner dans ce média relativement jeune et créer les meilleurs courts métrages musicaux possibles ".


Michael veut changer la manière de faire et de promouvoir de la musique. Il veut être sur tous les médias, à la radio, dans les journaux et à la télévision. Il sent venir la puissance nouvelle de l'image (la chaîne de télévision MTV vient de sortir), et souhaite devenir un précurseur dans ce domaine, ouvrir un chemin que personne encore n'avait osé prendre avec rigueur et nouveauté. Le premier titre que Michael va mettre en image est Billie Jean. Ce sera le second extrait de l'album. Steve Barron, un jeune réalisateur anglais issu du milieu de la publicité, est engagé pour seconder Michael, et CBS avance un budget de 250 000 dollars, un chiffre pharaonique pour une vidéo de l'époque. Au terme de plusieurs jours de tournage, la vidéo est prête. Michael est satisfait du résultat. Cependant, lorsque la vidéo est présentée à MTV, cette dernière refuse de la diffuser. Ce n'est pas la première fois que la chaine de télévision refuse d'émettre des chansons d'artistes noirs, seuls les chanteurs et chanteuses blancs sont diffusés sur la chaîne. Depuis son lancement en 1981, de nombreuses critiques d'artistes noirs comme Rick James ou de maisons de disques comme Motown sont déjà parvenues aux portes de la chaîne, mais rien n'y a jamais fait. Pour expliquer son refus, MTV explique simplement qu'il ne souhaite passer que des clips Rock and Roll, bien qu'en définitive elle ne se gênera pas pour passer Phill Collins en train de chanter une reprise des Supremes…


Outré par la décision de MTV, Michael Jackson décide de donner la vidéo de Billie Jean à toutes les autres chaînes. Et ça sera le succès absolu. Dès sa diffusion, la vidéo fait sensation. Enfin le public du monde entier peut voir à quoi ressemble ce Michael Jackson dont tout le monde parle. Si aux Etats-Unis il était déjà connu, cela n'en allait pas de même pour les autres pays. Les gens découvrent rapidement un chanteur qui a un style, un visage, des expressions, une attitude. Il est unique. Il tourne, virevolte, s'arrête sur la pointe des pieds. Il joue sa chanson, pas comme un musicien, mais comme un acteur. Ses expressions, son regard… Le public apprécie. L'engouement des jeunes américains est instantané. Le style Michael Jackson fait très vite des ravages. Billie Jean atteint la première place du Hot 100 en janvier 1983. Au printemps, il paraît alors clair que THRILLER est en train de dépasser les prévisions les plus optimistes. La Jacksonmania est lancée, et s'étends bien vite sur la terre entière. Devant ce succès phénoménal de l'album et des singles qui en sont tirés, MTV finit par revoir sa décision et accepte de diffuser les clips de Michael Jackson. C'est un fait, les portes de la chaîne ne sont plus fermées aux artistes noirs, Michael Jackson a su faire tomber les barrières et ouvrir la brèche…

En Mars 1983, c'est au tour du titre Beat it de faire son apparition sur les ondes. Pour l'occasion, une nouvelle vidéo a été tournée, encore plus ambitieuse que la précédente. Dans cette dernière, Michael affine le style jackson, et développe des mimiques et des chorégraphies époustouflantes. Tournées dans un quartier chaud de Los Angeles, avec de vraies bandes de la rue, le clip fait sensation.


Wanna be startin ' Somethin' sera le quatrième extrait de THRILLER. Il ne comportera pas de clip mais se hissera malgré tout sans difficulté jusqu'à la 5éme place du Hot 100. Mais si Michael n'a pas voulu passer du temps à créer une vidéo pour ce titre, c'est très probablement parce qu'il est occupé à développer un autre de ses concepts : Reproduire sur scène la même ambiance que dans ses vidéos. Cette idée, il pourra la concrétiser le 16 Mai, grâce à un show que la chaîne de télévision NBC souhaite mettre en place, " Motown 25th : Yesterday, Today and Forever ". Tous les plus grands noms de la musique noire américaine doivent en effet y faire leur apparition, et rendre hommage à Berry Gordy, le fondateur de ce label légendaire, label qui signa les Jackson 5 à leur débuts. En pleine fièvre jacksonmaniaque, NBC lance un battage publicitaire autour de Michael. Des dizaines de millions d'américains s'apprêtent à voir l'enfant prodige en chair et en os à la télévision. Les vidéos clips ont exacerbé les passions, mais Michael Jackson est-il capable de générer en direct la magie qu'il dispense dans ses clips ?

L'émission Motown 25th représentera incontestablement un tournant historique dans la carrière de Michael Jackson. Lorsqu'il interprétera Billie Jean sur scène, son solo de danse éclipse toutes les autres prestations de la soirée. L'audience est debout, personne ne se remet de la prestation. Les 47 millions de téléspectateurs qui vont, pour la première fois, le voir faire son Moonwalk n'en reviendront pas. Même les frères de Michael, restés derrière la scène après leur première partie, et pas au courant de ce que préparait Michael, sont éblouis. " Il vole le show ! " s'exclame Joseph Jackson à sa femme Katherine assise devant la scène. " Il vole carrément le show ! ". Devant son poste de télévision, même Fred Astaire n'en reviendra pas, et appellera Michael Jackson dès le lendemain pour le féliciter. Le pari de Michael Jackson est largement gagné. Les retombées médiatiques sont immédiates, et les ventes de THRILLER décollent de plus belle…


Dans le courant de l'année 1983, les singles Human Nature et PYT s'enchaîneront, et avec eux, les disque d'or et de platine. THRILLER devient l'album le plus vendu en Europe et aux Etats-Unis. Le mythe est né…

Après les vidéos clips et les prestations scéniques, vient le temps de la tournée. Michael n'en a pas trop envie, mais devant l'insistance de ses frères et de ses parents, il cédera. La tournée sera produite par Don King, un homme sulfureux plus connu dans le monde de la boxe pour avoir suivi et promu Mohammed Ali, que dans le monde du showbiz. Ce choix incongru a été fait par Katherine et Joseph Jackson. Le coup d'envoie de la tournée sera donné le 30 Novembre 1983, lors d'une conférence de presse à New-York. Il est alors annoncé que Michael Jackson et ses frères se produiront ensemble, et parcourront les Etats-Unis durant de nombreux mois.


Peu de temps après l'annonce de la tournée, le public s'attend à voir arriver un nouvel extrait de Thriller, lorsque sort finalement Say Say Say, un nouveau duo entre Michael et Paul McCartney. Pour l'occasion, un clip est tourné, et le titre sera rapidement propulsé à la première place du Hot 100 américain.

L'année 1983 se termine en grandes pompes pour Michael. Depuis la sortie de Thriller, il n'a cessé de surenchérir sur chacun de ses triomphes. Alors que la tournée des Jacksons fait de plus en plus parler d'elle, Michael et ses frères signent un contrat de 5 millions de dollars avec Pepsi Cola, leur nouveau sponsor officiel. Jamais dans l'histoire du show-business une société n'avait avancé une telle somme pour un contrat publicitaire.


Bien que l'année 1983 se termine et que la promotion de l'album touche à sa fin, Michael prépare avec vigueur le dernier chapitre de son aventure épique, un morceau de taille qui incarnera à lui seul le mythe Michael Jackson : le court métrage Thriller…

Après Billie Jean, Beat it et Say Say Say, Michael a décidé de produire un clip vidéo d'un genre nouveau. Pour accomplir ce défis, il engage un réalisateur de cinéma, spécialiste des effets spéciaux, John Landis. Il est incontestablement l'homme de la situation, car Michael a l'intention de surprendre tout le monde. A l'heure où personne ne s'attend à un tel concept, il veut faire exception, devancer les envies et les modes. Dans le plus grand secret, il peaufinera l'élaboration de Thriller dans les moindres détails. Et lorsque le clip de 15 minutes est diffusé pour la première fois sur MTV le 2 décembre 1983, c'est l'engouement général…


Le standard de la chaîne est saturé par les appels des téléspectateurs qui souhaite revoir " le film " une nouvelle fois. Partout dans le monde, la vidéo Thriller sera annoncée comme un événement, diffusée dans toutes les plus grandes émissions de variétés. Elle montre un Michael Jackson une fois de plus novateur: dansant, chantant, se transformant en zombie ou un loup-garou, inaugurant pour la première fois la " chorégraphie en triangle " qui sera ensuite reprise partout.

Devant le phénomène planétaire qui suit la diffusion de Thriller, une vidéo cassette du Making-of est commercialisée ; plus d'un million d'exemplaires s'en vendra en quelques mois…

La fin de l'année 1983 est un triomphe pour Michael, mais l'année 1984 débutera sous des hospices moins bons. Le 27 janvier en effet, pendant le tournage d'une pub pour Pepsi, il est brûlé au troisième degré, par l'explosion anticipée d'un fumigène. La scène parait simple : lors d'un concert avec ses frères, Michael doit descendre un escalier au milieu de fumigènes. Seulement, plusieurs d'entre eux ne fonctionneront pas correctement, et exploseront à son visage, mettant le feu à ses cheveux. Michael sera sauvé de justesse par son garde du corps, mais gardera des séquelles irréversibles. Emmené d'urgence au Cedar Sinai Medical Center, sous l'œil de centaines de caméras, il s'en tirera finalement assez bien. L'incident fait toutefois grand bruit, et sera détaillé dans tous les journaux télé. Remis de ses blessures, Michael décide de ne pas intenter de procès, mais Pepsi préfère quand même lui donner 1.5 millions de dollars d'indemnités avec lesquels il créé le "Michael Jackson burn center" (centre pour les grands brûlés à Los Angeles). Afin que le monde entier puisse "savourer" l'accident, Michael va jusqu'à demander la diffusion du spot publicitaire sur les chaînes de télévision. La Jacksonmania continue de battre son plein…


A présent que Michael a vu la plupart de ses rêves se concrétiser avec le succès fantastique de THRILLER, il lui reste encore à affronter l'épreuve la plus délicate de toutes : les grandes cérémonies de remises de récompenses de l'industrie américaine du spectacle, les American Music Awards et les Grammys. Selon une certaine logique, et comme Michael s'en était convaincu quelques temps auparavant, les différents jurys ne peuvent ignorer THRILLER : " Le succès de l'album m'a vraiment frappé en 1984, confie Michael, quand THRILLER a eu l'honneur d'être nommé un grand nombre de fois aux American Music Awards et aux Grammy Awards. Je me souviens avoir été envahi par une jubilation irrésistible. Je poussais des cris de joie et je dansais dans la maison en hurlant ".

Le 16 Janvier 1984, les American Music Awards décerneront 7 récompenses à Michael Jackson : meilleur chanteur pop, meilleur single pop pour Billie Jean, meilleur album pop, meilleure vidéo pop, meilleur chanteur soul, meilleure vidéo soul, et le Special Award of Merit.

Le 28 février, les Grammy Awards iront encore plus loin en décernant 8 récompenses ! Un record absolu…


La déferlante Jacksonienne est à son comble, et à chaque cérémonie qui suivra, Michael ne fera que se lever de son siège pour aller récupérer ses prix. Les MTV Awards, les Black Gold Awards, les American Video Awards, les Peoples's Choice Awards,… La liste est interminable. Michael Jackson sera même reçu par le Président américain Ronald Reagan afin de recevoir le " Presidential Special Achievement Award ".

Michael est satisfait, plus que satisfait… C'est pour lui un sacre à la gloire de THRILLER, la reconnaissance de son art et de son influence. A chaque remise de prix, il ne fait que sourire, que savourer sa victoire. Le mythe est installé, et il n'est pas prêt de mourir…


Le printemps 1984 trouve les Jacksons en pleine préparation de leur tournée. Elle a été baptisée d'un nom promoteur : " Victory ". Une organisation se met lentement en place. Avec Michael Jackson en tête d'affiche, les plus grands stades américains seront rapidement " sold out ". Toutefois, Michael n'ayant nullement envie qu'une tournée avec ses frères ne s'éternise, il refuse de se produire en dehors du continent américain, et fera en sorte que les dates s'enchaînent le plus rapidement possible. De façade, l'entente entre les frères est cordiale, mais dans les coulisses, Michael souhaite rester seul le plus possible ; il n'a pas l'intention de continuer avec ses frères. Devant l'insistance de ses parents, il a cédé, mais c'est bien la dernière fois. Pour lui sa carrière Solo a démontré qu'il était le véritable maître, qu'il n'avait nullement besoin du clan Jackson sans cesse à ses côtés…

Malgré l'ambiance interne, la tournée Victory est un vrai succès. Elle générera 75 millions de dollars. Michael décidera alors de reverser les bénéfices à des œuvres de charité. Prenant son mal en patience, Michael trouve sa compensation dans l'accueil chaleureux que lui fait le public.


Pour ajouter à l'enthousiasme des fans qui s'apprêtent à voir les Jacksons en 1984, la maison de disques Epic-CBS sort un album portant le même nom que la tournée, " Victory ". Avant même que le 33 tours ne soit mis en vente, il est déjà certifié double disque de platine. Plus de trois millions d'exemplaires seront vendus en 1984, chiffre finalement décevant en comparaison des résultats enregistrés par Michael. Il faut dire que les Jacksons ne chantent aucun des titres de leur nouvel album en concert, et que Michael ne participe que très peu aux titres.


Lorsque la tournée s'achève le 9 Décembre 1984, Michael se retire loin de la scène. Après le matraquage publicitaire des derniers mois, cette soudaine absence marque les derniers jours de la période THRILLER.

Retranché chez lui, Michael prépare pourtant son retour international. Acceptant d'être le porte-parole d'un mouvement humanitaire en faveur des victimes de la famine en Afrique, il compose We are the world, une chanson qui deviendra un hymne à la solidarité. Les paroles du morceau sont coécrites par Lionel Richie. Quincy Jones, quant à lui, orchestre le projet. Il avance l'idée de réunir les plus grandes vedettes américaines et de leur faire chanter à chacune un vers de la chanson. Dans le plus grand secret, une bande démo du titre est envoyée à 44 vedettes américaines. Une date est fixée pour l'enregistrement du morceau : le 28 janvier 1985, après la cérémonie des American Music Awards. La séance exceptionnelle durera dix heures, ce fut une nuit blanche mémorable pour les plus grands noms de la musique américaine.



Le 7 mars We are the world sort dans le monde entier. Tous les bénéfices seront reversés à des associations humanitaires pour lutter contre la famine en Afrique. L'impact de la chanson est considérable, et le titre devient la plus grosse vente de single de tous les temps, et rapporte 60 millions de dollars à la cause. Le record ne sera battu qu'en 1997, avec le titre d'Elton John pour la mort de la Princesse Diana.

Durant l'été 1985, Michael disparaît de l'actualité une nouvelle fois. Il est en train de tourner en catimini un film pour la compagnie Disney. Le projet s'intitule " Captain Eo ", C'est un court métrage en relief de 17 minutes, réalisé par Francis Ford Coppola et produit par Georges Lucas, qui met en œuvre les dernières techniques en matières d'illusion optique. Le film de science fiction est destiné aux parcs à thèmes de Disney. (extrait ici)


Dans le plus pur style du clip Thriller, Captain Eo mêle histoire et chorégraphie. Ses chorégraphies n'ont rien à envier à celles des précédentes vidéos de Michael. Pour l'occasion, Michael a également écrit deux nouvelles chansons : We are here to change the world et Another part of me. Projeté pour la première fois en 1986, Captain Eo sera un véritable succès, et refermera avec panache la période Thriller, la période qui aura vu Michael Jackson accéder au Panthéon des stars. Marqué de tous les records, THRILLER restera pour toujours la pierre angulaire de l'œuvre de Michael Jackson, l'album qui sera cité en exemple par des générations entières. Aujourd'hui, THRILLER s'est écoulé de part le monde à plus de 59 millions d'exemplaires, et demeure le disque le plus vendu de tous les temps…


Vous désirez en savoir plus sur la période Thriller? Et bien rendez-vous sur le site MICHAEL JACKSON UNIVERSE: http://www.mjuniverse.com
Par Ludo - Publié dans : MJ - Biographie
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